Un travail polyvalent
Ce texte présente le travail de technicien environnemental au sein de l’équipe de Qikiqtaaluk Environmental (QE), au nord du cercle arctique. Des enjeux de taille, en 2026, ont forgé une équipe multidisciplinaire.

Être technicien chez QE, c’est avant tout être un couteau suisse de compétences. C’est avoir à cœur la sécurité des populations humaines et animales, ainsi que celle de l’environnement, dans un milieu polaire déjà très fragile. La qualité de notre travail est reconnue à travers tout l’Arctique : nous sommes amenés à réaliser différents contrats partout au Nunavut.
Les tâches d’un technicien chez QE (que je ne pourrais pas lister dans leur intégralité) vont de la prise d’échantillons de sol, d’eau, d’air et de matériaux à la réhabilitation complète de milieux (excavation, remise en état de site, mise en place d’un suivi après opération au fil des années, etc.).
Nous sommes amenés à gérer des équipes de travailleurs inuits, à les recruter, puis à les former : gestion des horaires et des documents. Nous mettons en relation les différentes parties et autorités présentes dans les communautés afin d’assurer une meilleure fluidité de travail entre notre bureau de Brossard et les communautés de l’Arctique.
Nous rédigeons des rapports papier et photo quotidiens, ainsi que des plans de chantier; nous devons aussi, entre autres, trouver (quand cela nous fait défaut), la machinerie adéquate pour réaliser les travaux. Nous veillons par ailleurs à gérer notre matériel sur les bateaux, qui sera envoyé en décontamination dans le sud du Québec.
Les forces des techniciens de QE sont la capacité d’adaptation, la faculté d’apprentissage rapide, mais surtout l’esprit d’équipe. Tout se fait ensemble pour aller plus loin et offrir un travail de qualité. Nous sommes une équipe aux facettes et formations variées : arpentage, géologie environnementale, conduite de machinerie. Tout se fait et se fera ensemble.
La vie là-haut
Travailler dans l’Arctique nécessite parfois une certaine force de caractère : partir pour de « longues runs » de 4 à 8 semaines sans revoir nos familles et nos amis peut vite devenir compliqué. On vit dans un isolement presque total, avec une faible connexion à Internet comme seul moyen de se divertir en soirée.
Travailler 12 h par jour, très souvent sous des températures frôlant les −57 °C, ne sonne parfois pas comme une invitation au travail, ni au plaisir. Pourtant, le plaisir est là. L’expérience et l’équipe valent la peine.
Nous sommes bien plus que des travailleurs : techniciens, chargés de projet et, avec notre directrice, nous travaillons en famille. Être dans l’Arctique nécessite quelques compromis : il faut être prêt à voir des épiceries vides, car l’avion de ravitaillement n’est pas rentré depuis plusieurs semaines. Il faut aussi savoir que sa pizza va coûter 24 $, et que l’avion pour rentrer à la maison peut parfois avoir plusieurs jours de retard.
Mais la réelle satisfaction réside dans le fait que les habitants des communautés savent que nous sommes là pour les aider et résoudre un problème présent parfois depuis des dizaines d’années. Cette gratification vaut la peine de faire ce sacrifice. À la fin d’un contrat avec QE, vous savez que vous avez laissé une empreinte positive dans la communauté, auprès des animaux et, surtout, sur l’environnement.

Les à côté
L’Arctique, ce n’est pas toujours que du travail. Toute personne qui est montée une fois au Nunavut saura vous conter une histoire improbable sur son voyage. Le Nord, ce sont aussi des rencontres avec un peuple méconnu et une culture riche d’apprentissages et de coutumes.
Travailler dans le Nord, c’est aussi observer des chasses à la baleine sur son lieu de travail. C’est, le soir, observer des aurores boréales illuminer le ciel de la ville; c’est aussi voir les ours polaires au loin et des hardes de caribous brouter à quelques mètres de notre chantier. C’est goûter des plats qui vous sortent de votre quotidien : manger du muktuk (peau et lard de baleine crus), du morse ou du bœuf musqué au souper. La générosité des Inuits n’est plus à prouver. On s’est souvent fait offrir quelque six livres de poisson pour le souper. Les mini-baleines, pêchées la veille, sont toujours un défi à cuisiner.
La vie dans le Nord, c’est aussi un apprentissage de la langue inuktitut. Nous apprenons cette langue pour comprendre la culture et nous participons, quand c’est possible, à des événements traditionnels.

Être technicien dans l’Arctique pour Qikiqtaaluk Environmental ne se résume pas à avoir des horaires un peu hors normes et à voir des ours polaires. C’est surtout une expérience de vie, une expérience qui forge toute personne qui veut réussir. Le Nunavut, ce sont des histoires qui méritent d’être racontées. Sanexen, avec Qikiqtaaluk Environmental (QE), marque durablement de son empreinte le Nord du Canada et fait rayonner, à travers son équipe, son savoir-faire en environnement depuis maintenant plus de 22 ans.
Morgan Malvat – Technicien en Environnement
Fait partie de l’aventure, se sentir sur son ✖️, ça fait toute la différence ! Être sur ton X , c’est savoir que tu es exactement à la bonne place. Chez SANEXEN, on crée un espace où ton expertise, tes valeurs et ton désir de faire avancer les choses se rencontrent.

